Fripan
Une entreprise familiale qui fabrique du pain de manière artisanale, mais en investissant plus de dix millions d’euros dans l’innovation pour améliorer la qualité de ses produits. De nos jours, la société vend du pain au Portugal, en France, en Grèce, en Allemagne, en Italie, en Suède, au Danemark, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Mexique, au Costa Rica, au Japon et en Corée du Sud.

Madrid, 28 décembre 2012-. Saviez-vous que 30 % du pain consommé en Espagne est surgelé ? Et que le tiers du pain consommé est fourni par une famille catalane ? Saviez-vous que ce pain est également vendu au Portugal, en France, en Grèce, en Allemagne, en Italie, en Suède, au Danemark, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Mexique, au Panama, au Costa Rica, au Japon et en Corée du Sud ? Il s’agit de la société Europastry et de son président, Jordi Gallés.


Ce jeune entrepreneur dirige la société depuis le décès de son père, il y a plus d’un an et connaît les difficultés liées à la direction d’une société qui rapporte 380 millions d’euros par an. Cependant, il n’a pas peur. « Je suis la troisième génération de la société, tout a commencé avec mon grand-père. Il avait une boulangerie et a réalisé que malgré tous ses efforts, il ne pouvait pas offrir la même qualité de produit à ses clients le matin et le soir. Il a commencé à congeler la pâte puisque c’est la meilleure méthode de conservation. Aujourd’hui, les clients achètent moins de pain qu’avant, mais ils veulent le conserver plus longtemps. Nous investissons donc dans l’innovation. » En 2010, la société a investi 10,3 millions d’euros en R&D. « Nous lançons sans cesse de nouveaux produits. Nous faisons du pain comme mon grand-père le faisait, mais nous congelons la pâte pour que le consommateur ait un produit parfait. Nous appliquons la même technique aux viennoiseries. Il s’agit de satisfaire les besoins du client, mais le goût doit rester le goût traditionnel » ajoute-t-il.


Malgré un secret à préserver, les meilleurs établissements et détaillants achètent leurs produits dans cette entreprise familiale. « Si vous révélez ce secret, vous nous coulez mes clients et moi. Certains prétendent cuisiner leur pain et leurs pâtisseries, mais en vérité ce sont les nôtres. Mais ils ne trichent pas puisque les produits qu’ils vendent sont frais et faits maison. Nous ne produisons pas de nourriture industrielle, conditionnée ou en vrac. Les produits sont fabriqués le jour même. »


Les viennoiseries avaient mauvaise presse, surtout depuis la prise d’importance de la tendance saine au cours des dernières années. Cependant, nos clients n'ont aucun problème lorsqu’ils vendent nos produits. « Nous comptons sur le plaisir. Par exemple, si quelqu’un décide de manger une viennoiserie à titre exceptionnel, la qualité du produit est essentielle pour le savourer. Quitte à prendre du poids, autant le faire avec quelque chose de bon. »


Europastry et ses produits ne sont pas une marque connue, mais c’est surtout dû au fait que la société n’investit pas dans la publicité. Tout comme son père et son grand-père, J. Gallés estime qu’il est préférable d’investir sur la qualité. « Je me moque que ma marque soit reconnue par les consommateurs. Ce qui m’importe, c’est que l'on reconnaisse la qualité des produits. Mes clients sont les intermédiaires (les hôtels, les supermarchés ou les magasins spécialisés) et eux me connaissent. Le client final lui achète le pain et les viennoiseries aux intermédiaires pour la qualité de leurs produits. Nous sommes juste des boulangers, tout comme mes ancêtres. »


La société emploie actuellement 2 800 personnes et « nous continuons à générer de l’emploi » malgré la crise économique. « Nous allons ouvrir une usine à Tarragone. La société est familiale, mais personne de la famille n’y travaille à part moi. C’est pour rester professionnel et parce que nous avons intégré un partenaire en 1995 (une société financière qui a acheté 20 % des actions). Cela nous a permis de grandir. »


Europastry est le leader des préparations surgelées en Espagne et au Portugal et le troisième en Europe. « Aujourd’hui, nous expédions du pain en Corée du Sud et aux îles Canaries pour le même prix. Nous essayons toujours d'exporter nos produits vers des pays où les goûts sont similaires. Par exemple, la Chine a des traditions très différentes. » Quel est le prochain défi ? « Élargir la gamme de produits et mettre l’accent sur les préparations et les pâtes brutes, telle est la tendance. La consommation est aux extrêmes : soit on baisse les prix, soit on baisse la qualité. Mais nous, nous voulons être les meilleurs. »

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